Avenue Tokio Hotel


 
AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 [EC] Die Engel unserer Herzen

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Camie.
Modo & Team Bill

avatar

Féminin Age : 24
Inscription : 26/10/2009
Messages : 1656

MessageSujet: [EC] Die Engel unserer Herzen   Dim 8 Nov - 20:45

Erstes Kapitel.


Emma


« Le train à destination de Hambourg va entrer en gare. Veuillez vous écarter de la bordure du quai. »

Obéissante, je tirai mon imposante valise et m'écartai de la ligne jaune. Je tenais à arriver en un seul morceau. Le bruit du convoi fit trembler le sol et je vis le premier wagon. Il me passa devant le nez à toute vitesse et je compris pourquoi il valait mieux se tenir à distance du bord du quai. Les portes s'ouvrirent et j'entrai en traînant mes bagages derrière moi, peinant à soulever ma valise. Je cherchai ma place et m'installai, posant ma guitare sur le siège à côté de moi. Quand le train redémarra, je vis que toutes les places étaient occupées à part la mienne et « celle de ma guitare », ce qui me fit rire.

* * *


« Der Zug aus Straßburg wird in den Bahnhof hineingehen. »

Déjà à Stuttgart ? Je n'avais pas vu le temps passer, plongée dans un roman de Thomas Mann. Je secouai la tête et repoussai une mèche de cheveux ondulés qui barrait mon visage, quand une voix m'interpella :

« Excuse-moi, cette place est déjà prise ? »

Devant moi se tenait un jeune homme androgyne aux longs cheveux bruns, un sourire à tomber par terre et un regard à faire fondre la quasi-totalité du Pôle Nord. J'essayais de retenir ma mâchoire de s'écraser au sol.

- Non, non, répondis-je en enlevant ma guitare du siège à côté de moi.
- Merci, fit-il en s'asseyant. Comment est-ce que tu t'appelles ?
- Emma, et toi ?

Regard étonné. Quoi ? Qu'est-ce qui se passe ?

- Bill, enchanté. Tu es d'où ?
- D'un petit village perdu dans la campagne, en France.
- Tu es française ? J'aurais pas deviné ! Tu n'as presque pas d'accent !
- En fait, je suis trilingue. Et j'ai passé déjà six mois en Allemagne chez une correspondante.
- Je suis nul en langues, me dit-il en riant. Tu as quel âge ?
- Dix-huit ans. Et toi ?
- Dix-huit pour l'instant, dix-neuf dans une semaine.
- Quand ?
- Premier septembre.
- Le jour de ma rentrée !
- Tu viens faire tes études en Allemagne ?
- Oui, j'aimerais devenir photographe. Et comme j'adore l'Allemagne, j'ai trouvé le moyen pour que les deux soient compatibles. Il me reste juste à trouver un appart' à Hambourg, près de l'Université.
- Ouah ! Quelle organisation ! Je suis impressionné.

Nous continuâmes à discuter, faisant une pause à midi pour déjeuner au wagon-restaurant. Il n'avait pas sa langue dans sa poche, et moi non plus. Les conversations furent animées de fous rires et je fis la moue quand il m'annonça qu'il descendait au prochain arrêt, Magdebourg.

« Der Zug aus Stuttgart wird in den Bahnhof hineingehen. »

- Bon, et bien je vais y aller, fit-il en enfilant sa veste. Bon voyage jusqu'à Hambourg !
- Merci. C'était très sympa de parler avec toi.

Je le regardai descendre tandis qu'il agitait sa main pour me dire au revoir. C'est à ce moment que je me rendis compte que j'avais oublié de lui demander son numéro de portable. La dernière image que j'eus de lui, avant qu'il disparaisse de mon champs de vision, fût son regard si particulier, et si... mystérieux.

***


Cher Journal,

Je viens d'arriver à l'hôtel. La chambre est vraiment petite, la chasse d'eau ne fonctionne pas très bien et la seule vue que j'ai depuis ma fenêtre, c'est une voie de chemin de fer abandonnée. Malgré tout, je suis très heureuse. Et puis cette chambre est provisoire, dès demain, je cherche un appartement. Aujourd'hui, j'ai rencontré un garçon très sympathique qui s'appelle Bill. Nous avons beaucoup discuté dans le train. Il m'a parlé de sa passion pour la musique, de son frère jumeau et m'a fait rire à ne plus pouvoir m'arrêter. Il est vraiment gentil et marrant. Et très mignon, j'avoue. C'est vraiment bête que j'aie oublié de lui demander son numéro, j'aurais aimé garder contact.

Je me sens déjà bien ici, je suis libre comme l'air. C'est une sensation merveilleuse. J'ai pris beaucoup de photos : des panneaux de signalisation, la campagne allemande, ma minuscule chambre d'hôtel, le centre de Hambourg en soirée... Ça m'inspire beaucoup. Il est déjà onze heures et demie, donc je vais aller me coucher. Je suis morte de fatigue, et demain matin je dois me lever tôt. J'ai hâte de m'installer dans mon premier vrai « chez moi ».


Die-Engel-unserer-Herzen ©️

_________________
« I am beautiful no matter what they say
Words can't bring me down »
♥️
Revenir en haut Aller en bas
http://youtube.com/user/camiemusic
Marjo.
Ancienne du Staff ATH

avatar

Féminin Localisation : Albi (81)
Inscription : 08/04/2009
Messages : 2745

MessageSujet: Re: [EC] Die Engel unserer Herzen   Dim 8 Nov - 22:29

J'aime bien ce début. =)

J'veux bien une suite steup' !
Revenir en haut Aller en bas
Camie.
Modo & Team Bill

avatar

Féminin Age : 24
Inscription : 26/10/2009
Messages : 1656

MessageSujet: Re: [EC] Die Engel unserer Herzen   Lun 9 Nov - 17:30

Zweites Kapitel


Emma

J'ai froid, pensai-je en regardant ma montre. Le bus de dix heures tardait à arriver, et j'avais beaucoup de choses à faire : trouver un logement, l'aménager et chercher un job. Il ne restait plus qu'une semaine avant le début des cours, et tout devait être bouclé. Oubliant le bus, je partis, à pied, à la conquête de Hambourg.

* * *


C'était une ville passionnante, dont l'histoire, qui m'intriguait, semblait se dévoiler à moi pas à pas. Je m'imprégnais de l'odeur de la liberté tout en marchant, profitant de ce bonheur simple et pourtant si particulier. Presque une heure s'était écoulée depuis que j'étais partie de l'hôtel, lorsque soudain, j'aperçus une petite pancarte accrochée à une fenêtre d'un immeuble « Appartements T2 à louer ». C'était une vieille rue un peu éloignée de l'agitation du centre-ville, qui ne semblait pas très habitée. L'immeuble en question était assez ancien, avec une façade en crépis beige. Je pris mon portable et composai le numéro indiqué sur l'affiche.

« Allô ? Excusez-moi de vous déranger, j'appelle pour les appartements à louer dans la Eichen Straße... Oui, je suis étudiante... Euh, pour plusieurs mois je pense... Vous pouvez venir maintenant ? Vraiment ? C'est génial ! ... Oui, merci. A tout de suite ! »

Je raccrochai, toute fière d'avoir réussi aussi vite. Le ciel se couvrait un peu, et il ne tarda pas à pleuvoir. Heureusement, j'avais pensé à emmener mon super ami le parapluie. Je le dépliai tout en chantonnant « I'm singing in the rain ». J'attendis quelques minutes, le son de la pluie pour seule musique, jusqu'à ce que le propriétaire arrive et me serre la main. C'était un petit homme d'environ soixante ans, avec une tête de grand-père gâteau au chocolat. Je lui parlai un peu de moi, testant mon niveau en allemand, et il me proposa de visiter un des appartements, ce que j'acceptai immédiatement.

Après avoir poussé l'imposante porte d'entrée, nous entrâmes et je rangeai mon parapluie. Il y avait à ma droite une rangée de boîtes aux lettres, à ma gauche une porte donnant l'accès aux caves, et devant moi un vieil escalier. Vous savez, le genre d'escalier très ancien qui crisse sous vos pas. Le propriétaire m'indiqua que « mon appartement » était au troisième étage, soit disant une chance, car il n'y avait pas d'ascenseur.

Après avoir ouvert la porte, nous entrâmes. Je découvris alors une grande pièce avec une porte-fenêtre qui donnait sur un petit balcon. Il y avait également une petite cuisine, une salle de bain et des toilettes, ainsi qu'une chambre. Ce n'était pas immense, mais tout à fait suffisant pour un appartement d'étudiante. Surtout pour une étudiante qui ne roule pas sur l'or. Deux heures après, le contrat était signé et on me remettait les clés.

Je décidai de manger en ville puisqu'il était déjà midi et demi. Le soleil était un peu revenu, ou du moins, la pluie était partie, et je me posai à la terrasse d'un café. Je commandai une pizza ainsi qu'une bière, n'ayant pas envie de réfléchir à un menu de grand chef culinaire. Le tout me fut apporté quelques minutes plus tard, et malgré l'armée de pigeons qui me harcelait, le début de ma première journée en Allemagne se passa merveilleusement bien.


Bill

- Hey, Macky ! Debout, il est déjà midi.
- Quoi...
- Debout, il est déjà midi, répéta Gustav, comme s'il s'adressait à un gamin de trois ans, en me secouant et en tirant ma couverture et mon oreiller, mes plus précieux biens.
- Guuus ! hurlai-je. Rend-moi mon oreiller !

Il s'enfuit en courant, mon précieux « doudou » pris en otage. Je renonçai à le rattraper, puisque le lâche s'était caché dans la cuisine. Sortant de mon lit, je me traînai jusqu'à la salle de bain où je me douchai et me préparai. J'en ressorti au bout d'une demie-heure, et constatai que Gustav avait quitté sa planque pour aller acheter des croissants, qui n'attendaient que d'être engloutis. Je m'installai à table et engageai la conversation.

- Les autres dorment encore ? demandai-je tout en me servant du café.
- Non, ils sont allés louer un Dvd pour ce soir.
- Et dire que demain on reprend déjà les interviews...
- Deux jours de repos, ils sont vraiment radins.
- Je ne te le fais pas dire, répliquai-je en mordant dans mon croissant.
- Et bientôt la tournée dans toute l'Europe.
- Cool, je vais pouvoir retourner faire les boutiques à Paris.
- Si tu tiens vraiment à te faire tuer par une troupe de fans, libre à toi, mais personnellement, je n'essayerais pas.
- Quel courage ! me moquai-je.
- Au moins, je serai vivant, moi ! répliqua-t-il, mort de rire.

Je mis ma tasse dans le lave-vaisselle et partis me brosser les dents. Je repensai à la fille d'hier, cette Emma dont j'avais oublié de demander le numéro. Ne m'avait-elle pas dit qu'elle allait à Hambourg ? Il me semblait que si. Je ne lui avais pas dit que j'y habitais. Peut-être la croiserai-je ? Je ne voulais pas me faire de fausses idées, mais au fond, j'espérais.


Drittes Kapitel


Emma



La cuisine, trois mètres sur deux mètres cinquante. La chambre, deux soixante-quinze sur quatre. La pièce principale, c'était cinq sur quatre. Les toilettes et la salle de bain étaient déjà aménagées, je n'avais donc pas à m'en occuper. Les dimensions de mon appartement dans la tête, je me dirigeai vers le centre-ville, à la recherche de meubles, mais avant tout, de peinture pour repeindre les vieux murs gris. Il était à peu près onze heures, et en ce mercredi matin, l'Avenue principale très animée. Au bout de quelques minutes de « lèche-vitrine », j'aperçus une boutique de décoration au coin de la rue, et y entrai aussitôt. Les achats furent rapidement terminés. Je m'étais décidée pour de la peinture blanche dans le salon et la cuisine, et rouge dans la chambre. Je pris également des pinceaux, tout le nécessaire pour repeindre des murs ainsi qu'une grande bâche pour ne pas tâcher le sol. Je ressorti, tout heureuse, une demi-heure plus tard, et décidai de manger quelque chose avant que tout lieu où l'on pouvait trouver de la nourriture ne soit assailli par les gens prenant leur pause-déjeuner.


Bill

Ne pas m'endormir, ne pas m'endormir, ne pas m'endormir... Depuis six heures du matin, nous enchaînions les interviews, et pour quelqu'un qui aime faire la grasse matinée, c'était un supplice.


- Alors les garçons, vous repartez bientôt sur les routes. Vos plans pour les mois à venir ?
- Et bien, nous avons quelques interviews et émissions de télé prévues pour les prochains jours. Lundi, c'est notre anniversaire à Bill et moi, nous allons faire une fête, dans une salle à Hambourg prévue pour les festivités. Et sûrement beaucoup de bordel. Enfin, une fête quoi, expliqua mon jumeau avec beaucoup de tact.
- Et notre tournée débutera à Berlin, le 4 octobre. Ensuite suivront les villes allemandes, puis la France, l'Angleterre, l'Espagne, l'Italie, la Russie, la Pologne et l'Autriche.
- Ça va être énorme dites-moi ! s'exclama le journaliste.
- Nous ne voulons rater aucune occasion de voyager, et pouvoir nous produire dans tous ces pays est pour nous une chance incroyable, répondit Gus.

* * *



Quelques minutes plus tard, on nous lâcha, et nous pûmes enfin faire une pause. Je mourrais de faim. Gustav et Georg voulaient absolument manger dans un resto chinois, mais Tom et moi regardions avec envie le Mc Donald juste de l'autre côté de la rue. Finalement, après maintes négociations, nous nous séparâmes en deux groupes, et je partis avec mon frère.


- Je vais commander, qu'est-ce que tu veux ?
- Comme toi, répondis-je, trop affamé pour réfléchir.

Il alla faire la queue à la caisse, profitant sûrement de l'occasion pour flirter avec une des employées. Je cherchais une table libre, ce qui n'était pas très difficile puisqu'il n'était que onze heures et demi. Nous mangions toujours plus tôt pour éviter les bains de foule et autres prises de tête, mais nous devions quand même nous camoufler avec des lunettes de soleil et des casquettes, qui soit dit au passage, ne servaient souvent à rien. J'allais m'asseoir lorsque j'aperçu quelqu'un, de dos, que je reconnus immédiatement.



Emma



Le Mc Do' était presque désert, ce qui me convenait parfaitement. Je n'aimais pas particulièrement les endroits où il y avait beaucoup de monde, et de plus, mes pots de peintures prenaient beaucoup de place. Je me débrouillai comme je pus pour les poser sur une chaise, puis pris mon porte-monnaie pour passer commande, lorsque...

« Bouh ! » fit une voix dans mon dos, me faisant sursauter.

Je me retournai pour voir qui était le petit malin qui s'amusait à faire des frayeurs aux pauvres gens qui n'avaient rien demandé. Je ne fus pas déçue.

- Bill ?! Qu'est-ce que... Qu'est-ce que tu fais là ? demandais-je, n'en croyant pas mes yeux.
- Et bien... en fait, j'habite ici, à Hambourg, avec deux potes et mon frère Tom, le poulpe dans la file d'attente, là-bas, fit-il en me montrant un jeune homme avec des dreads et habillé avec des fringues dans lesquelles on aurait pu en mettre dix comme lui.
- C'est vraiment une coïncidence qu'on se retrouve ! J'avais oublié de te demander ton numéro, et...
- Salut la compagnie ! coupa soudain le dénommé Tom en posant son plateau sur la table. Alors, Bill, tu ne me présentes pas cette charmante demoiselle ?
- Tom, tu ne t'arrêteras jamais ? fit-il en levant les yeux au ciel. Je te présente, puisque tu y tiens tant, Emma.
- Enchantée, fis-je en adressant un grand sourire à son jumeau, qui pourtant ne lui ressemblait pas vraiment.

Je les laissai pour acheter mon hamburger, puis revins avec mon plateau et m'installai avec eux pour manger. Nous discutâmes et je pus faire plus ample connaissance avec les deux garçons. Après avoir fini de déjeuner, j'annonçai que je devais rentrer chez moi pour repeindre les murs, et Bill me demanda si j'avais besoin d'aide.

- Toi ? Bricoler, peindre ? Tu as de la fièvre ? Tu veux que j'apelle un médecin ? demanda Tom à son frère.
- Non, je vais parfaitement bien, continua Bill sans se soucier des remarques de son frère. J'ai l'après-midi de libre, à partir de quinze heures.
- J'avoue que j'aurais bien besoin d'aide, avec mon mètre soixante-trois répondis-je en griffonnant mon adresse sur un bout de papier.
- D'accord, l'escabeau de service est là ! fit-il en rigolant.


Je leur fis la bise et repartis chez moi, portant ma peinture à bout de bras, mais me réjouissant de cette rencontre aussi merveilleuse qu'inattendue...


* * *



Me prenant les pieds dans la bâche recouvrant le sol, je traversai le salon encombré de toutes sortes d'outils et ouvris la porte d'entrée.

« Coucou ! » me dit Bill, un escabeau sous le bras.

Je le fis entrer et lui exposai mes plans d'artiste peintre. Nous nous mîmes aussitôt au travail. J'avais du mal à peindre le haut des murs, et utilisai donc l'escabeau que Bill avait emmené.

- Bill.
- Ja ?
- Cette chose n'a pas l'air très stable, si tu veux mon avis.
- Tu as peur ? fit-il en souriant.
- Non, mais je suis sûre que je vais tomber si je monte dessus. Tu peux le tenir s'il te plait ? demandai-je.
- Bien sûr Votre Altesse ! Si la princesse veut bien se permettre...
- Je me trompe ou tu es en train de te moquer de moi ?
- En plus c'est une princesse très perspicace ! répondit-il, hilare.

Lorsque je fus certaine qu'il tenait fermement l'escabeau, je grimpai dessus et m'appliquai à ne pas faire de bavure sur le plafond. Quand j'eue fini, je descendis, retrouvant avec bonheur la terre ferme, et nous nous attaquâmes à ma chambre.

* * *


- J'ai de la peinture sous les ongles ! fit Bill en pleurnichant.
- Oh mein Gott ! Mais c'est la fin du monde, répondis-je en me moquant un peu de lui.
- Rira bien qui rira le dernier...

Je ne me méfiai pas vraiment de sa menace, mais appris ce jour là à faire très attention à un Bill ayant une idée de vengeance derrière la tête. Je fus très surprise, en effet, lorsque je sentis quelque chose de froid et mouillé me tomber dessus et couler le long de mon dos. Je tournai la tête et vis Bill, perché sur son escabeau, un sourire jusqu'aux oreilles et un seau –vide- dans les mains. Vous devinez très bien où était rendu le contenu du seau.

- Oups ! fit l'auteur de cette hilarante blague.
- Tu vas le payer, marmonnai-je, réfléchissant déjà à une vengeance digne de ce nom.

Du haut de son perchoir, mort de rire, Bill me regardait, ne flairant pas le mauvais coup que je lui préparais. Ce fut son tour d'être étonné lorsque je me mis à foncer vers lui en criant « tu vas mourir ! ». Il descendit aussitôt de l'escabeau et se mit à courir partout dans l'appartement, moi à ses trousses. Quels gamins, pensai-je avec un sourire. Je criai victoire lorsqu'il fut bloqué dans un coin de la salle de bain, et en profitai pour lui sauter dessus et le chatouiller. Mes côtes me faisaient mal tellement je riais, et nos jeux de gosses de cinq ans cessèrent après que nous ayons repris notre souffle. La peinture intégrale de l'appartement fut terminée vers dix-neuf heures, pause bonbons et papotage comprises, et après s'être dit au revoir et promis de se rappeler, nous nous quittâmes, le sourire aux lèvres.

_________________
« I am beautiful no matter what they say
Words can't bring me down »
♥️
Revenir en haut Aller en bas
http://youtube.com/user/camiemusic
R0ckeuse
Unendlichkeit
avatar

Féminin Age : 22
Localisation : Belgique
Inscription : 14/04/2009
Messages : 909
Humeur : Rêveuse

MessageSujet: Re: [EC] Die Engel unserer Herzen   Lun 9 Nov - 17:52

Nouvelle lectrice.
Oh c'est mignon What a Face
J'aime x)
Suite ?
Revenir en haut Aller en bas
http://r0ckatii0n.skyrock.com
Camie.
Modo & Team Bill

avatar

Féminin Age : 24
Inscription : 26/10/2009
Messages : 1656

MessageSujet: Re: [EC] Die Engel unserer Herzen   Lun 9 Nov - 18:27

En fait j'ai déjà 29 chapitres sur mon blog What a Face je les mets tous ici ou pas?

_________________
« I am beautiful no matter what they say
Words can't bring me down »
♥️
Revenir en haut Aller en bas
http://youtube.com/user/camiemusic
Lullabye.
Modo & Team Tom

avatar

Féminin Age : 24
Inscription : 08/04/2009
Messages : 9142
Humeur : Jump and touch the sky

MessageSujet: Re: [EC] Die Engel unserer Herzen   Lun 9 Nov - 18:39

Ca c'est comme tu veux, mais ça peut rebuter quelqu'un de voir un gros pavé à lire d'un coup. Puis par exemple moi j'aime bien commenté chaque chapitre n_n. Mais libre à toi. Sur ce, je continue ma lecture.

_________________




Revenir en haut Aller en bas
http://lullabye-rainbow.tumblr.com/
Camie.
Modo & Team Bill

avatar

Féminin Age : 24
Inscription : 26/10/2009
Messages : 1656

MessageSujet: Re: [EC] Die Engel unserer Herzen   Lun 9 Nov - 20:15

J'en mettrais un tous les deux/trois jours, pour l'instant Smile vu que j'ai 29 chapitres en réserve ^^'

_________________
« I am beautiful no matter what they say
Words can't bring me down »
♥️


Dernière édition par Camie. le Mar 10 Nov - 8:13, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://youtube.com/user/camiemusic
Marjo.
Ancienne du Staff ATH

avatar

Féminin Localisation : Albi (81)
Inscription : 08/04/2009
Messages : 2745

MessageSujet: Re: [EC] Die Engel unserer Herzen   Lun 9 Nov - 20:30

Les liens sont interdits miss !
Donc tu peux envoyer un MP à celles ou ceux qui le souhaitent Wink

Sinon j'aime bien ta fic'. Les personnages sont attachants.
Et j'te conseille comme Flo' de pas poster tout d'un seul coup au risque de décourager grand nombre de lectrice. =)

Ceci dit, j'attends la prochaine avec impatience !
Revenir en haut Aller en bas
R0ckeuse
Unendlichkeit
avatar

Féminin Age : 22
Localisation : Belgique
Inscription : 14/04/2009
Messages : 909
Humeur : Rêveuse

MessageSujet: Re: [EC] Die Engel unserer Herzen   Mar 10 Nov - 15:45

Tu peux m'envoyer ton blog x)
Ou pas.
Disons que la cuiriosité m'emporte :o><
Revenir en haut Aller en bas
http://r0ckatii0n.skyrock.com
Camie.
Modo & Team Bill

avatar

Féminin Age : 24
Inscription : 26/10/2009
Messages : 1656

MessageSujet: Re: [EC] Die Engel unserer Herzen   Mar 10 Nov - 19:23

Viertes Kapitel


Emma

Je me frottai les mains, admirant mon appartement que je venais tout juste de finir d'aménager. Ça m'avait pris toute la journée d'hier et aujourd'hui. Réveil à six heures et fin de soirée avec des courbatures partout. Autant dire que j'étais très heureuse que ce soit enfin fini. Heureuse mais épuisée. J'allai dans la salle de bain, me douchai, me remaquillai et me vêtis d'un jean et d'un tee-shirt noir. Le temps que je me sèche les cheveux et on sonnait déjà la porte. Je courus ouvrir, les clés à la main et le sourire aux lèvres.

- Salut ! fit Bill en s'avançant pour me faire la bise.
- Tu t'es remis de la terrible bataille de l'autre jour ? plaisantai-je.
- Qu'est-ce que tu crois ? Je suis invincible !
- C'est normal, tu es mon frère jumeau, ajouta son frère, Tom le poulpe, surgissant de derrière lui.
- Quelle modestie ! dit un jeune homme blond avec une casquette.
- Ah oui, désolé, j'ai oublié de vous présenter, s'excusa Bill. Donc, tu connais déjà Tom, et voici Gustav et Georg.
- Enchantée, moi c'est Emma, me présentai-je. Entrez.

Après avoir essuyé leurs pieds, je les invitai à passer au salon, dont les murs avaient été peints en blanc par Monsieur Bill, qui n'en était pas peu fier. Un canapé rouge trônait au centre de la pièce, faisant face à la télévision et entouré de deux fauteuils noirs. Le salon fut vite rempli par la joyeuse troupe, et je leur demandai s'ils voulaient boire quelque chose.

- Qu'est-ce que tu as ? demanda Tom.
- C'est une excellente question, répondis-je en allant dans la cuisine et en ouvrant le frigo pour regarder. Alors... bière, jus d'orange ou... bière.
- Bière ! crièrent les quatre depuis le salon.

D'accord, pas d'amateur de jus d'orange dans les parages. Je pris donc cinq bières et les rejoignis. Ils semblaient au beau milieu d'une conversation plutôt... agitée, mais s'arrêtèrent net quand je fis mon apparition. Ce qui m'inquiéta quelques peu. La soirée se déroula sans autres incidents, dans les rires, les batailles de coussins, bien entendu lancées par les jumeaux, les plaisanteries de Tom envers ses acolytes, et la guerre contre Gustav pour payer les pizzas. Cela faisait très longtemps que je ne m'étais pas autant amusé.


* * *


Après avoir dîné, Georg proposa de regarder un film. Nous acquiesçâmes et il sortit un Dvd. Oh non, un film d'horreur. Je ne supportais pas les films d'horreur, et ce depuis toujours. En principe, je n'en regardais qu'aux soirées-pyjama, auxquelles je n'allais pas très souvent. J'arrivais donc relativement bien à y échapper, il me suffisait de me cacher dans mon sac de couchage en me bouchant les oreilles, et les autres étaient tellement captivées qu'elles n'y voyaient que du feu. C'était simple, trop de suspens et je craquais.

Vers le milieu du film, je n'en pouvais plus, ces bras arrachés et yeux sortant de leur orbite me donnaient – plus que – la chair de poule, mais je n'avais pas de sac de couchage dans lequel me cacher. Je me recroquevillai sur moi-même, au fond du canapé, un coussin contre moi. Une mère s'apprêtait à rentrer dans la chambre de sa fille, lorsqu'un « truc-non-identifié-qui-ressemblait-vaguement-à-un-zombie » lui sauta dessus. Nous hurlâmes tous, moi encore plus fort que les autres. Je ne remarquai qu'après que j'avais, de surprise et de peur, agrippé la main de mon voisin et l'avais serrée de toutes mes forces, lui faisant sûrement un petit peu mal avec mes ongles. Je tournai la tête et voulus retirer ma main, mais il la serra un peu plus.

- Tu as peur ? chuchotai-je.
- Bien sûr que non, c'est juste pour te rassurer, répliqua-t-il à voix basse.
- Et je suis censée te croire ?
- Oui. Bill Kaulitz n'a jamais peur, c'est bien connu !
- Alors je n'étais pas au courant, fis-je en lui tirant la langue. Il répliqua, et un concours de grimace se mis en place, jusqu'à ce que l'on se rende compte que le film était fini.

* * *


Cher Journal,

Aujourd'hui, j'ai terminé l'aménagement de mon appartement et j'ai invité Bill. Il m'a présenté les deux potes avec qui il vit, et j'ai revu son frère Tom. Je me suis vraiment éclatée ! J'avais l'impression d'être avec des amis que je connaissais depuis super longtemps. Je n'ai pas vraiment d'amis, et encore moins d'amis que je connais depuis longtemps. Mais pour moi, l'amitié, c'est comme un courant électrique qu'on sent dans chaque fibre de notre être. J'aime bien l'amitié. J'aime cette sensation d'être aimée, ou du moins de ne pas être détestée. Tu le sais bien toi, cher Journal. Tu te souviens ?

J'aime cette liberté, pouvoir faire ce que je veux, sans que personne ne me juge. Personne ne me connaît ici, et c'est ça qui me plaît, je peux être ... juste moi.

_________________
« I am beautiful no matter what they say
Words can't bring me down »
♥️
Revenir en haut Aller en bas
http://youtube.com/user/camiemusic
xAnaïs
Willkommen im ATH
avatar

Féminin Age : 24
Localisation : [59]
Inscription : 10/11/2009
Messages : 18

MessageSujet: Re: [EC] Die Engel unserer Herzen   Mar 10 Nov - 22:37

Nouvelle lectrice .

j'aime ta fiction ;
J'aime le comportement de bill un peu enfantin, sa relation amical - pour l'instant, ou pas - avec Emma. Son côté un peu moqueur ect .. Pour tout te dire l'histoire me rapelle, un manga.

Sinon j'attend la suite ;]
Revenir en haut Aller en bas
Camie.
Modo & Team Bill

avatar

Féminin Age : 24
Inscription : 26/10/2009
Messages : 1656

MessageSujet: Re: [EC] Die Engel unserer Herzen   Mer 11 Nov - 18:57

Merci Smile

_________________
« I am beautiful no matter what they say
Words can't bring me down »
♥️
Revenir en haut Aller en bas
http://youtube.com/user/camiemusic
Camie.
Modo & Team Bill

avatar

Féminin Age : 24
Inscription : 26/10/2009
Messages : 1656

MessageSujet: Re: [EC] Die Engel unserer Herzen   Dim 15 Nov - 12:46

Fünftes Kapitel


Emma

Mon réveil sonna à sept heures précises, et je me levai d'excellente humeur. Après m'être préparée, j'attrapai mon sac de cours et pris le chemin du campus. En route, je m'arrêtai dans un Starbuck Café, buvant seulement un café car je n'étais pas particulièrement en avance, et que je n'allais pas me permettre d'être en retard le jour de la rentrée. Lorsque j'arrivai devant l'université, une foule était déjà attroupée devant, attendant l'ouverture de la grille. Un homme de la cinquantaine en costume, sûrement le Proviseur, vint ouvrir une dizaine de minutes plus tard, et nous entrâmes.

* * *


Nous étions réunis dans le hall, attendant l'affichage des classes. Je n'aimais pas beaucoup être coincée entre des centaines de personnes inconnues de moi. Je me sentais... étouffée et abandonnée. C'est un sentiment étrange de se sentir abandonnée lorsqu'on est au centre d'une foule. Ça parlait, ça criait, et ça fêtait les retrouvailles. Moi, je ne connaissais personne, et ce n'était pas plus mal. Quelqu'un vint enfin accrocher les feuilles avec la répartition dans les classes.

* * *


Je suivis les autres étudiants jusqu'à une salle, qui se trouvait être le labo photo, où nous fûmes accueillis par notre professeur en photographie, notre prof' principale. Elle nous expliqua rapidement l'utilisation de cette salle : nous pouvions y venir quand nous le souhaitions, mais il fallait s'inscrire et respecter les horaires qui étaient punaisés sur la porte. Quelques détails techniques (et la distribution des papiers administratifs et de notre emploi du temps) plus tard, la sonnerie retentit et nous sortîmes et du labo photo pour aller à notre prochain cours : dessin. La salle était très spacieuse, avec des chevalets au lieu des tables ordinaires, et des tonnes de peinture, de craie, de fusain et d'autre matériel artistique. Après avoir présenté le programme de l'année, elle nous donna notre premier sujet : représenter un sentiment bien précis. Il me fallut à peine quelques secondes pour que l'inspiration vienne. J'avais choisi le sentiment merveilleux qu'est le bonheur. Le cœur qui se serre, les larmes qui vous montent aux yeux, la gorge qui se noue et le sourire qui se dessine tout seul sur les lèvres...

Quand la prof' vint voir « nous œuvres » à la fin de l'heure, sa réaction fut très simple. Elle resta bouche-bée pendant près de trente secondes. Je m'étais donnée à fond pour ce travail, et j'avoue, j'en étais très fière. J'avais une irrésistible envie de pleurer, sans en avoir la raison.

* * *


La pause déjeuner passa très rapidement, pour la simple et bonne raison que je n'en avais pratiquement pas. Mes cours débutaient tous les jours à dix heures, la matinée se terminait à midi et demi, pause déjeuner, je reprenais à treize heures et ma journée se finissait à quinze heures. J'avais vraiment un emploi du temps idéal. Le temps d'avaler un sandwich et un verre d'eau, et je repartais déjà en Histoire de l'Art. Un des cours les plus ennuyeux de la planète entière, mais c'était obligatoire dans cette Université. Je passai donc l'heure à dessiner sur ma main, et lorsque le professeur me demanda ce que je faisais, je me contentai de lui adresser mon plus angélique sourire.

Ensuite, j'eus une heure d'Allemand, pendant laquelle je ne me permis pas de rêvasser vu mon niveau. Suivie mon tout premier cours de Japonais. Je ne me débrouillai pas trop mal avec l'accent, mais pour écrire et lire les caractères, c'était une autre paire de manches. La sonnerie annonça la fin des cours, et après un détour par mon – immense – casier, je rentrai chez moi à pied, chantonnant sans m'occuper des passants qui me dévisageaient en se disant sûrement que j'étais un peu folle...

* * *


Jetant mon sac de cours sur le canapé, je courus jusqu'à ma chambre et ouvris mon armoire en grand. J'avais quelque chose de prévu ce soir. Etalant toutes mes fringues sur mon lit, j'en prenais, allais devant le miroir puis reposais. Je ne trouvais rien. Alors que je me disais que j'allais finir par être en retard, je me souvins de mon débardeur blanc qui était... je ne sais où. Je fouillai partout : sous le lit, dans la salle de bain, et après avoir cherché pendant près d'une demie-heure, je me rappelai qu'il était... dans le fond de mon armoire. Si mes parents avaient été là, ils m'auraient sans aucun doute dit que j'étais tête en l'air. Ce que j'étais, en fait. Habillée de mon débardeur préféré et d'un jean noir, j'enfilai une veste avant de courir jusqu'à l'arrêt de bus.

* * *


Lorsque j'arrivai, Bill et Tom étaient à la porte et accueillaient tout le monde. Un sourire se dessina sur mes lèvres et je les saluai en leur donnant leurs cadeaux. J'avais passé plusieurs heures à les faire, et je n'étais pas sûre que ça leur plairait. Ma mère, que j'appelai tous les deux jours, m'avait dit que j'étais folle de me décarcasser à ce point pour des gens que je ne connaissais que depuis une semaine. Mais je n'y pouvais rien, j'étais comme ça. En voyant le grand sourire sur leur visage quand ils déballèrent leurs présents, j'en conclus que je ne m'étais pas trop mal débrouillée. Pour Tom, je l'avais dessiné en personnage de bande dessinée, faisant des figures de hip-hop. Et pour Bill, j'avais photographié les quais de la gare d'Hambourg, puisque nous nous étions rencontrés dans un train, et j'avais dessiné son portrait au fusain. J'avais encadrés mes deux œuvres d'arts, espérant que cela leur plairait. Et que mes efforts soient récompensés par un sourire était merveilleux.

* * *


La fête d'anniversaire des jumeaux battait son plein, la boisson aussi. Il devait être environ deux heures du matin, et on venait d'ouvrir la piste de danse. J'étais assise dans un fauteuil, à observer Georg qui dansait et Tom qui flirtait, quand je vis Bill, dans un coin, avec pour seule compagnie le verre qu'il tenait à la main. Je me levai et fis le tour la piste pour finalement me laisser tomber à côté de lui.

- Tu danses pas ? lui demandai-je.
- Quoi ?
- Tu ne danses pas ? répétai-je, criant presque pour couvrir la musique.
- Non, fit-il en baissant la tête.
- Pourquoi ? Il y a pleins de filles qui veulent danser avec toi.
- Peut-être, mais moi je veux pas, répondit-il avec une voix de gamin. Je... je sais pas danser.
- Quoi, c'est tout ? fis-je en éclatant de rire.
- C'est pas drôle. Avoir dix-neuf ans et ne pas savoir danser, c'est super grave. Heureusement que c'est pas puni par la loi.
- N'importe quoi ! Allez viens !
- Quoi « viens » ?
- Viens, je vais t'apprendre !
- M'apprendre ? répéta-t-il, un peu étonné.
- Oui, oui ! J'ai fait sept ans de danse classique et cinq ans de danse moderne. Et pour me faire un peu d'argent de poche, je donnais des cours aux enfants de moins de six ans.
- Mais moi, j'ai dix-neuf ans ! Et je suis sûr que je serais un très mauvais élève !
- Allez, tu vas voir, c'est pas bien compliqué !
- Emma, tu veux vraiment que je me tape la honte de ma vie ?
- S'il te plait... dis-je avec les yeux du Chat Potté dans « Shrek ».
- Ah non, c'est pas du jeu, ça !
- Youpi ! fis-je en l'entraînant sur la piste de danse.

Au début, il était complètement paumé, mais quelques instants après, on aurait dit un poisson dans l'eau. Et un poisson tout heureux, s'il vous plait. Il avait un sacré sens du rythme, c'était impressionnant.

* * *


J'étais un peu épuisée d'avoir dansé pendant deux heures non-stop, et tandis que Bill rejoignit son frère, qui discutait avec un jeune homme blond, leur meilleur ami m'avait-il dit, je m'assis au bar et commandai une vodka caramel.


- Si j'avais sus qu'il dansait comme ça, je lui aurais demandé de faire des chorégraphies pour les concerts, dit un homme à côté de moi. Ses petits pas de danse pourtant pas très élaborés sont déjà très appréciés par les demoiselles...

Voyant qu'il s'adressait à moi, je ne compris pas vraiment.

- Qui ça ? Bill ?
- Bien sûr. Je vous ai vu tout à l'heure, il m'avait caché qu'il savait danser. Vous êtes très douée, d'ailleurs.
- Merci. Vous êtes son père ? hasardai-je, un peu perdue.
- Son père ? Non, pas du tout, je suis son producteur ! répondit-il en éclatant de rire.
- Son... son producteur ? répétai-je.
- Oui, il ne vous en avait pas parlé ?
- Je vois que non.

J'étais complètement paumée. Qu'était-ce encore que cette histoire de producteur ?

- Bill et Tom font partie d'un groupe qu'ils ont fondé avec deux amis, Georg et Gustav, que vous connaissez peut-être, et dont je suis le producteur.
- Je... j'étais pas au courant.
- Bill est très discret sur ce sujet avec les gens qu'il ne connaît pas depuis longtemps. Leur groupe est, comment dire... mondialement connu pour faire court, et dans le milieu, accorder sa confiance est assez difficile avec toutes les personnes mal attentionnées qui ne pensent qu'à l'argent et la célébrité.
- Mais je ne suis pas quelqu'un de mal attentionné ! Je n'étais même pas au courant ! fis-je, totalement abasourdie.
- Justement, Bill préfère ne rien dire au début, pour être sûr qu'on l'apprécie pour lui et non pour sa célébrité.

Que pouvais-je répondre à ça ? Et quand David, car c'est ainsi qu'il s'appelait, me dit que les quatre garçons partaient dans deux jours pour une tournée européenne qui durerait presque trois mois, je me forçai à sourire, puis pris congé. Je voulus dire au revoir, mais tout ce que je trouvai fut un Tom complément saoul, allongé sur un canapé et chantant « Ich bin Schnappi, das kleine Krokodil ! » à pleins poumons. Je pris donc ma veste et rentrai chez moi pour me glisser sous les draps. Il était quatre heures du matin et non seulement je ne tenais plus debout, mais je n'en revenais pas qu'ils aient pu me cacher quelque chose d'aussi énorme. Quelque chose d'aussi énorme que le fait qu'ils partaient pendant trois mois. Et dans seulement deux jours...

_________________
« I am beautiful no matter what they say
Words can't bring me down »
♥️
Revenir en haut Aller en bas
http://youtube.com/user/camiemusic
xAnaïs
Willkommen im ATH
avatar

Féminin Age : 24
Localisation : [59]
Inscription : 10/11/2009
Messages : 18

MessageSujet: Re: [EC] Die Engel unserer Herzen   Dim 15 Nov - 14:00

Bill ne sait pas danser Laughing
Par contre .. je trouve " con " que ce soit David qui ait appris à Emma qu'ils étaient célèbres .. Ouais maintenant elle va leur en vouloir. Raaa il craint David
Revenir en haut Aller en bas
Camie.
Modo & Team Bill

avatar

Féminin Age : 24
Inscription : 26/10/2009
Messages : 1656

MessageSujet: Re: [EC] Die Engel unserer Herzen   Ven 27 Nov - 13:51

Sechstes Kapitel


Emma

« Hey ! »

Je sentis quelqu'un me donner un coup de coude. Tournant la tête, je vis que c'était ma voisine de cours, une jeune fille brune avec... un, deux... beaucoup de piercings. À moitié endormie, je grommelai quelque chose de totalement incompréhensible, avant de me replonger dans mon dessin.

- Tu as fais trois yeux à ton model.
- Hein ? fis-je, sortant soudain de mon engourdissement.
- Tu as dessiné un œil en plus à cette pauvre personne. Ça ne doit pas être très pratique pour les lunettes.

Je regardai mon dessin, et vis qu'en effet, j'étais tellement fatiguée que j'avais mis un troisième œil.

- Oups, merci de me l'avoir dit.
- De rien, répondit-elle avec un grand sourire. Tu as vraiment l'air crevée.
- C'est normal, je le suis. Quatre heures de sommeil ne suffisent à personne, et j'ai du un peu forcer sur la vodka. Mal de tête garanti.
- J'avoue ! J'ai affaire à une fêtarde apparemment.
- Deux potes fêtaient leurs dix-neuf ans, et même si je ne les connais pas beaucoup, ils ont eu la bonne idée de m'inviter à faire la fiesta le deuxième jour de cours. C'est pour ça que je suis très légèrement fatiguée.
- T'as de la chance de t'être fait des amis aussi vite ! Au fait, j'm'appelle April.
- Et moi Emma.
- Tu es d'ici ?
- Non, je suis française mais je viens faire mes études ici. Et toi ?
- New Yorkaise, ici pour les mêmes raisons, fit-elle en riant. Je veux devenir dessinatrice de manga.
- Photographe, et je ne demande rien de plus jusqu'à ma mort !

Cette petite discussion me réveilla pour de bon, et nous discutâmes pendant tout le cours. À la fin de l'heure, nous avions fait connaissance et j'avoue que je m'étais déjà beaucoup attachée à cette jeune punk (et ses cinq piercings). Lorsque je lui demandai si ça faisait mal de se faire percer la langue, elle me raconta qu'elle avait dû se nourrir exclusivement de compote, et à la paille s'il vous plait, pendant une semaine. Ses parents étaient tellement en colère qu'elle se soit fait un trou au beau milieu de la langue qu'elle était restée un mois chez sa cousine avant de rentrer chez elle.

À midi, nous mangeâmes ensemble, ayant encore des tonnes de sujets de discussion, en dehors, bien sûr, de l'immonde hachis de brocolis servi à la cantine du campus. Elle me raconta les disputes incessantes avec ses parents, et combien elle était contente d'être ici. Et loin d'eux, accessoirement. Je lui confiai à mon tour que je m'entendais bien avec mes parents, mais que je n'avais jamais vraiment eu d'amis. Généralement, je n'aimais pas particulièrement en parler, mais April m'inspirait confiance. Je lui déballai toute ma vie, en partant de l'époque où je ne voulais pas jouer à la corde à sauter avec les autres petites filles, jusqu'aux gens qui me regardaient bizarrement parce que... et bien parce qu'ils me trouvaient bizarre. Sans oublier les regards des « membres du club du troisième âge » qui me croisaient dans la rue et qui s'écartaient en levant les yeux au ciel, l'air de penser « Ah, les jeunes d'aujourd'hui... ». Les gens m'avaient toujours considérée comme bizarre, à vrai dire. Disons que dans un village de moins de mille habitants, et dont les trois quarts de la population ont plus de soixante-dix ans, une adolescente qui s'habille en noir et qui écoute du rock est considérée comme malade mentale.

* * *

Scheiße. Mon casier ne voulait plus s'ouvrir, malgré tous les coups que je lui donnais, rageant intérieurement.

- Il est bloqué ? demanda April, sortant son skate-board de son casier, qui lui, s'était ouvert du premier coup.
- Sans blague, répondis-je avec ironie.
- Fais-moi voir...

Elle posa son skate par terre, et en deux temps, trois mouvements, mon casier était grand ouvert. J'ouvris des yeux comme des soucoupes volantes.

- Tu viens ? demanda-t-elle en commençant à s'éloigner.
- Mais comment t'as fait ? C'est pas juste, fis-je en prenant mes affaires et en fermant mon casier qui venait tout juste de s'ouvrir.
- Question de technique.
- Technique d'ouverture instantanée de casier ?
- Absolument, répondit-elle avant que nous éclations de rire. Au fait, où est-ce que tu habites ?
- Le vieux quartier, c'est juste à côté. Et toi ?
- Le quartier juste à côté du vieux quartier. On est voisines !
- On rentre ensemble alors ?
- Si on est voisines, on a pas le choix, andouille !

Nous rentrâmes donc ensemble, elle sur son skate et moi à pied. Elle me parla longuement de manga et du Japon, qu'elle rêvait de visiter, et je lui fis part de mon envie d'aller à New York, qui était sa ville natale.

- Si tu veux, je pourrais te cacher dans ma valise !
- Je ne pense pas pouvoir rentrer, mais pour le Japon, quand ma mère y ira, je pourrais peut-être t'emmener.
- Ta mère va souvent au Japon ?
- En fait, ma mère est franco-japonaise, et elle va régulièrement à Tôkyô pour son travail d'avocate. On va fermer un œil sur les petits détours qu'elle fait pour rendre visite à sa famille.
- Mais ton nom de famille est allemand, non ?
- Emma Gwartz, ouais. Mon grand-père paternel était allemand, et ma grand-mère française. Très compliqué, mes histoires de famille.
- Plus que moi, en effet, répondit April en souriant.

_________________
« I am beautiful no matter what they say
Words can't bring me down »
♥️
Revenir en haut Aller en bas
http://youtube.com/user/camiemusic
Marjo.
Ancienne du Staff ATH

avatar

Féminin Localisation : Albi (81)
Inscription : 08/04/2009
Messages : 2745

MessageSujet: Re: [EC] Die Engel unserer Herzen   Sam 5 Déc - 9:27

En manque d'inspi' pour commenter comme il se doit, mais j'aime.
J'aime cette histoire.♥️
Revenir en haut Aller en bas
Camie.
Modo & Team Bill

avatar

Féminin Age : 24
Inscription : 26/10/2009
Messages : 1656

MessageSujet: Re: [EC] Die Engel unserer Herzen   Ven 18 Déc - 19:28

Siebtes Kapitel


Emma

Je m'ennuyais, mais c'était normal. Rien n'est plus ennuyeux qu'un cours d'histoire de l'Art, du moins avec notre prof'. J'allais m'endormir sur mon cahier lorsque je reçus un petit papier plié en quatre.

« Tu fais quoi ce soir ? »

C'était April qui avait décidé de mettre un peu d'ambiance en me faisant passer des petits mots.

« Des potes viennent manger chez moi. Et toi ? »

« Rien. C'est les potes de l'anniversaire ? »

« Oui. »

« Tu les as rencontrés comment ? »

« J'ai rencontré Bill dans le train, et il m'a présenté ses trois autres potes. »

« Mignons ? »

« Très ! Je sais pas trop comment ça va se passer, parce que j'ai appris avant-hier soir, à leur fête, qu'ils formaient un groupe de rock mondialement connu. Et qu'ils partent pour une tournée de trois mois. Je sais pas trop comment le prendre. »

« À ce que je vois, tu l'as plutôt bien pris, non ? »

C'était vrai, je l'avais bien pris. De toute manière, je ne pouvais pas le prendre autrement, on m'avait mis devant le fait accompli. Cette idée ne me rendait ni triste ni fâchée, et je comprenais très bien de ne pas avoir été mise au courant au bout d'une semaine. C'était normal.

« Faut croire. »

« En tout cas, c'est super cool qu'ils aient un groupe. T'auras p'têtre des places de concert gratuites ! C'est quoi leur nom ? »

« Tokio Hotel. »

« Ça me dit quelque chose. »


* * *



Je claquai la porte de mon casier et courus vers la sortie après avoir rapidement dit au revoir à April. Je ne la connaissais que depuis le jour d'avant, mais je m'étais beaucoup attachée. M'étant frayé un passage entre la foule d'étudiants qui s'amassaient devant le portail, je rentrai chez moi à toute vitesse et lançai mon sac sur le canapé, comme à mon habitude. Me mettant aux fourneaux, je sortis farine, fromage, sauce tomate et compagnie, et me lançai dans la préparation de pizzas. Une demie-heure plus tard, j'enfournai et allai me préparer. Je me douchai, me coiffai et me maquillai, puis m'habillai d'un jean et d'une chemise blanche. Puis je m'assis dans un fauteuil du salon et attendis.




Bill


J'avais froid, très froid. Mais je restais sur le balcon, trop occupé à penser. Mon esprit grouillait de questions sans réponses. Obsédé par ces doutes incessants. Je peinais à sourire alors que d'habitude, j'étais toujours souriant et joyeux.

Je tirai sur ma cigarette et toussotai en recrachant de la fumée de clope. Je le savais bien, je n'avais pas le droit de fumer pour toujours être au top niveau capacités respiratoires. Mais je m'en foutais, plus rien ne m'importait à ce moment. Un nom me venait à l'esprit, un visage me hantait jour et nuit : Emma. Je ne savais même pas pourquoi. Et dire que je ne lui avais rien dit, ni du groupe ni du fait que nous partions demain pour une tournée européenne de presque trois mois... Ça me rendait dingue.

- Qu'est-ce qui ne va pas ? demanda une voix dans mon dos. Je n'eus pas besoin de me retourner pour savoir qui parlait.
- Rien du tout, ça va, répliquai-je d'un air faussement joyeux.

Je ne me convainquais même pas moi-même. Quel acteur pitoyable...

- Bill, pas la peine de mentir, je sais très bien que ça ne va pas.
- Je... je sais pas ce que j'ai en ce moment. C'est comme si plus rien n'avait d'importance...
- Raconte-moi tout, p'tit frère, me demanda Tom en s'accoudant au balcon, à mes côtés.
- Je te l'ai déjà dit, c'est... bizarre. Je ne sais pas ce qui se passe.
- Eh, t'as pas le droit de fumer, fit-il en me prenant ma cigarette... avant de la porter à sa bouche.
- Toi non plus ! répliquai-je en lui reprenant.
- Peut-être, mais moi, je ne vais pas me mettre à tousser comme un fou sur scène, au beau milieu d'une chanson, dans quelques jours.

À l'entente du mot « scène », je me crispai. C'était bien la première fois que je n'étais pas tout joyeux à l'idée de partir en tournée.

- C'est Emma, hein ? me demanda-t-il.
- Quoi ?
- Tu penses à Emma, n'est-ce pas ?

Cette capacité à lire dans mon cerveau m'agaçait par moments. Mais cette fois, comme la plupart du temps, j'eus envie de tout lui déballer directement. On dit que parler aide à se sentir mieux. J'expliquai tout à mon double, tandis qu'il m'écoutait attentivement.

- Je ne sais pas pourquoi je me suis attaché aussi vite, c'est débile, je ne la connais que depuis une semaine.

Un lourd silence s'installa avant qu'il ne reprenne la parole.

- Allez, va te préparer Bill, on part dans une demie-heure... Et passe-moi une clope, s'il te plait, ajouta-t-il avec un clin d'œil.

Je terminai de fumer et rentrai au chaud dans l'appartement, avant d'aller dans ma chambre pour enfiler une veste.

Emma

« Ding dong ! »

Je bondis de mon fauteuil et courus ouvrir.

- Salut ! dis-je, un immense sourire aux lèvres.
- Hallo ! répondit Bill en me faisant la bise.
- Comment ça va ? demanda Georg.
- Bien, bien. Et vous ? Vous vous êtes tous remis de la fête ?
- Moi oui, mais Bill ne tient vraiment pas à l'alcool, répondit Gustav en se marrant.
- Au moins, il ne chantait pas « Schnappi, das kleine Krokodil », dis-je en regardant Tom.

Il me regarda à son tour, et me questionna, se doutant un peu de la réponse.

- Je chantais ça, moi ?
- Oui, oui. La prochaine fois, je te filmerai, ajoutai-je. Et je montrerai ça à vos fans.

Ils se regardèrent tous, l'air embêté. Je m'en voulais, j'étais gênée et ne savais plus où me mettre. Pourquoi avais-je lancé le sujet ?

- Comment est-ce que tu l'as appris ? demanda finalement Bill.
- Votre producteur me l'a dit l'autre soir.

Re-silence. Tom regarda son frère. Les quatre garçons attendaient ma réaction.

- Vous partez demain ? les interrogeai-je d'une toute petite voix pleine de larmes.

Au bout de quelques secondes de silence, auquel je commençais à m'habituer, ils m'expliquèrent brièvement que oui, ils partaient en tournée pendant un peu moins de trois mois, et qu'ils reviendraient début décembre. Ils allaient se produire dans plus de quinze pays, une opportunité incroyable. Je ne pouvais que me réjouir pour eux, ils étaient passionné de musique et ça se voyait.

La sonnerie du compte-minute retentit et j'allai chercher mes pizzas pendant qu'ils se mirent à table.

* * *


Je m'étais levée et débarrassais la table tandis que Tom s'étirait en baillant.

- Mmmmh, c'était délicieux, fit-il en se tapotant le ventre et soupirant d'aise.

Les trois autres l'approuvèrent, et Bill proposa de m'aider à débarrasser. Je pris les assiettes et lui les couverts, et nous allâmes dans la cuisine.

- Je te préviens, je n'ai pas de lave-vaisselle.
- Ah, je crois que Tom m'appelle ! dit-il en faisant semblant de s'enfuir.

Je plongeai les mains dans l'eau savonneuse, puis les ressortis et fis voler quelques bulles de savon jusqu'à lui.

- Hey ! Attend un peu, me répliqua-t-il en se mettant à côté de moi, les mains dans l'eau, pour les sortir et m'envoyer des bulles à son tour.
- Chercherais-tu la bagarre ? demandai-je, malicieuse.
- En garde ! riposta-t-il en attrapant une assiette et en se mettant à la frotter de toutes ses forces.

D'accord, un concours de rapidité de lavage de vaisselle, original, pensai-je en prenant à mon tour une assiette.

- Trois minutes dix-sept ! J'ai gagné ! cria Bill.
- Tu as gagné quoi ? le questionnai-je.
- Un bisou ?

Je me hissai sur la pointe des pieds, et du haut de mon petit mètre soixante-trois, déposai mes lèvres sur sa joue. Il sentait bon, un mélange de savon et de poudre, et je rougis en me rendant compte de ce à quoi je venais de penser.

- Vous venez ? demanda Tom de l'autre côté de la porte.

Bill leva les yeux au ciel avant d'éclater de rire.

* * *


« Cinq places pour "Le mystère du Temple maudit", s'il vous plait. »

Pendant que Gustav payait les places (malgré le fait que j'aie négocié, au cours d'un terrible affrontement, pour que ce soit moi qui paye), Tom, Bill et moi allâmes acheter du pop-corn. Lorsque je voulus payer, je me retrouvai à environ un mètre quatre-vingt du sol. Heureusement que je n'avais pas le vertige.

- Tooom, lâche-moi ! hurlai-je.

- C'est la seule manière pour que Bill puisse acheter le pop-corn tranquillement, répondit-il sans se donner la peine de me faire descendre.

- Pourquoi le fait d'être une fille interdit-il de payer quand on sort avec des potes ? C'est pas juste.
- Tant pis, répliqua-t-il.

Il avait toujours le mot de la fin, celui-là, pensai-je. Les gens nous dévisageaient bizarrement, mais d'un côté, c'était normal vu l'endroit où je me trouvais.

- Vous m'aidez à porter, bande de fainéants ? demanda Bill.
- J'ai déjà mon colis, fit remarquer Tom.
- Et bien lâche-le et aide-moi, répondit son jumeau.
- Merci ! m'écriai-je lorsque je sentis la terre ferme sous mes pieds.

Bill me tendit un paquet de pop-corn avec un sourire amusé.

- Pour que Tom réussisse à te porter, tu dois être sacrément légère, chuchota-t-il.
- Tu crois que je ne t'ai pas entendu ? lança son frère. Alors comme ça, tu doutes de mon incroyable force ?
- J'avoue que dit comme ça... c'est encore pire ! s'esclaffa Bill, qui riait tellement qu'il en pleurait.

Georg et Gustav, qui avaient vu toute la scène, étaient eux aussi morts de rire, et il fallut que l'on se calme avant d'entrer dans la salle. Le noir était complet et le générique du film déjà lancé, car nous avions un peu traîné avec l'histoire du pop-corn. Les garçons décidèrent de s'asseoir au fond de la salle, la meilleure place selon eux, parce qu'on pouvait lancer du pop-corn sur le gens devant, le sport préféré de Georg, soit dit au passage. J'atterris entre Bill, qui tapait du pied au rythme de la musique du générique, et Georg, qui se préparait à bien viser.

* * *


« Non, ne me fais pas ça ! Pas maintenant ! Ne meurs pas ! »

Une heure et un demi-paquet de pop-corn plus tard, nous avions tous sorti nos mouchoirs pour la scène triste du film, celle où même les gros durs se mettent à pleurer. Bien entendu, aucun des garçons ne faisait exception à la règle. Je jetai un regard à Bill et dû réprimer un fou rire. M'ayant sûrement entendue, il se tourna vers moi, et dans le noir, je vis un sourire se dessiner sur ses lèvres. Lui aussi se retenait de rire.

- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-il tout bas.
- Ton maquillage a coulé, tu ressembles trop à un panda ! répondis-je en chuchotant.
- Ah, c'est marrant, parce que toi aussi !

On se regarda droit dans les yeux, et n'y tenant plus, on éclata de rire, un rire bien sonore qui résonna dans toute la salle. Gustav, Georg, Tom et quelques personnes qui s'étaient retournées nous regardèrent d'un air complètement outré et firent « chut » en mettant leur doigt devant la bouche. Ne pouvant pas nous arrêter tellement nous étions morts de rire, il me tira par la main et nous sortîmes de la salle à quatre pattes, hilares. Arrivés dans le hall du cinéma, je m'écroulai au sol, me tenant les côtes. Bill s'était allongé sur le dos, et tout comme moi, il pleurait de rire, peinant à reprendre son souffle. Un quart d'heure plus tard, voyant que notre fou rire s'éternisait, un gérant nous demanda de nous calmer un peu, ce que nous réussîmes difficilement. Au bout de quelques minutes, nous étions bien rétablis et tranquilles.

- On va faire un tour, mon petit panda ? me demanda-t-il en me prenant par la main pour m'aider à me relever.
- C'est quoi ce surnom ? demandai-je en riant, après m'être remise debout.
- N'est-ce pas que c'est mignon, répliqua-t-il.

Je poussai la porte d'entrée du cinéma et nous sortîmes. Il faisait nuit et froid, et par-dessus le marché, il y avait du vent. Je claquais des dents.

- Tu vas attraper froid, dit Bill en remontant la fermeture éclair de mon blouson en cuir. C'est mieux comme ça, non ?
- Oui, papa, répondis-je d'une voix de gamine.

J'enfonçai les mains dans mes poches et nous nous mîmes à marcher. Le vent sifflait à mes oreilles, mais à la fin, je m'habituai à ce bruit de fond. Au fur et à mesure que nous avancions, Bill se mit à chantonner. Je ne faisais plus le moindre bruit, et n'osais même plus respirer trop fort, au risque qu'il s'arrête. C'était magnifique, j'en avais des frissons... S'il avait fallut que je décrive en un mot, j'aurais sans aucun doute répondu « magique ».

* * *


Nous nous regardions tous, ne sachant que dire. Installés à l'arrière de leur Van, c'était l'heure de se dire au revoir, et je savais que je ne les reverrais pas avant trois mois. Autant dire trois siècles. Je me demandais si eux, ça leur faisait quelque chose. J'en doutais fort. Les personnes auxquelles je tenais se comptaient sur les doigts de la main, mais j'y étais toujours extrêmement attachée. Mes parents, April, et ces quatre garçons constituaient mes uniques proches. Je savais bien que ce n'était pas leur cas, c'est pourquoi je ne voulais pas en faire tout un plat.

- Bon ... Ça y est.
- Ouais.
- Bonne tournée.
- Merci.
- Tombez pas de la scène, ajoutai-je avec un petit sourire.
- T'inquiètes, avec tous nos gardes du corps, on sera bien réceptionné.
- Alors ne vous faites pas écraser par une horde de fans.
- Ça, ça va être plus dur, répondit Gustav en riant.

Je ne savais plus quoi dire. Ma source de formules de politesse pour rock stars était tarie.

- Bah... Au revoir, fis-je simplement.

Tom s'avança vers moi, et me prenant dans ses bras, me souhaita bonne chance pour les cours. Après les avoir salués les uns après les autres, j'ouvris la portière du Van et sortis. Je ne voulais pas me retourner, mais finalement, je ne pus pas m'en empêcher. Le front collé à la vitre et le regard perdu, Bill ne semblait même pas écouter ce que son frère lui disait. Le chauffeur accéléra et après avoir tourné à l'angle de la rue, le véhicule disparut de mon champ de vision.

_________________
« I am beautiful no matter what they say
Words can't bring me down »
♥️
Revenir en haut Aller en bas
http://youtube.com/user/camiemusic
Marjo.
Ancienne du Staff ATH

avatar

Féminin Localisation : Albi (81)
Inscription : 08/04/2009
Messages : 2745

MessageSujet: Re: [EC] Die Engel unserer Herzen   Ven 18 Déc - 20:18

Suite parfaite.

Tu as su retranscrire toutes les émotions à merveille !
Tes personnages sont vraiment attachants. Ton style est fluide, sans faute ni d'orthograpge ni de syntaxe donc c'est super agréable à lire.

J'attends avec impatience de voir comment va évoluer cette histoire. (:
Revenir en haut Aller en bas
Camie.
Modo & Team Bill

avatar

Féminin Age : 24
Inscription : 26/10/2009
Messages : 1656

MessageSujet: Re: [EC] Die Engel unserer Herzen   Ven 18 Déc - 22:16

Oh merciiiiiiiiiiiiiiii ='D I love you

Edit :

Achtes Kapitel


Emma

Clic-clac. Le flash crépita.

Une fois de plus, je m'emportai et me mis à crier en voyant la photo : encore floue. J'en avais marre. C'était au moins la cinquantième photo que je prenais aujourd'hui qui ne ressemblait à rien. Les larmes me montèrent aux yeux et je m'écroulais sur un banc de ce parc où, à part quelques pigeons, personne ne s'aventurait ce jour-là. J'en avais marre, marre, marre.

Mon portable se mit à vibrer.

- Ja ?
- Emma ? C'est Tom.
- Tom ! Comment vas-tu ?
- Un peu fatigué, mais sinon ça va très bien. Et toi ?
- Bof, j'arrête pas de rater mes photos, mais bon. Comment ça se passe, votre tournée ?
- Comme toujours, super bien ! Tu sais, c'est vraiment un bonheur inimaginable d'être sur scène tous les soirs, avec des milliers de personnes qui t'applaudissent. Et quand on y ajoute une passion pour la musique qu'on peut exercer tous ces mêmes soirs, alors là c'est le paradis.
- C'est génial tout ça, répondis-je, sincèrement contente pour lui.
- Un paradis avec pleins de jolies filles, ajouta-t-il.
- Tom !

En tout cas, ce n'était pas en un mois qu'il avait changé.

- Emma, je ne t'appelle pas vraiment pour te raconter ça, en fait.
- Ah ?
- C'est... c'est Bill. Il est bizarre en ce moment. Il fait constamment la gueule, il râle tout le temps et il ne sourit jamais. Il a toujours l'air triste, à part sur scène, quand il chante.

Pourquoi me racontait-il ça ? Voyant, ou plutôt entendant, que je ne répondais pas, Tom poursuivit.

- Il fume comme un pompier et ne mange presque plus. C'est à se demander comment il arrive à tenir debout et sautiller partout sur scène. J'arrive plus à le comprendre...
- Ce n'est pas moi, son frère jumeau, dis-je faiblement.
- T'as sans doute raison...

Un lourd silence s'installa, mais il le brisa presque aussitôt.

- Qu'est-ce que tu fais à Noël ?
- Rien.
- Tu veux le fêter avec tes quatre boulets préférés ? demanda-t-il en riant.

J'acceptai avec joie, puis raccrochai après lui avoir dit au revoir et « n'oublie pas de m'appeler, hein ! ».

Tom m'appelait toutes semaines, et j'en profitais pour demander des nouvelles des autres et du déroulement des concerts. Je n'aimais pas lui dire quand ça n'allait pas, de peur de gâcher son enthousiasme avec mes bêtises. J'avais April pour me remonter le moral.

J'échangeais de nombreux SMS avec Bill, qui passait d'ailleurs son temps à pester contre le mauvais temps qui obligeait les fans à attendre des heures sous la pluie, les températures quasi-polaires en Russie qui lui avaient causé une angine et l'annulation d'un concert, et une horde d'autres problèmes. Mes broutilles de photos floues ou de petits coups de blues me semblaient déplacées et sans intérêt. Bien sûr, il me parlait aussi de sa joie de se retrouver face à un public déchaîné et de pouvoir chanter, et quand il me demandait comment j'allais, je répondais rapidement, du genre « Une de mes photos va être exposée dans le hall du Kulturzentrum. Et vous, il fait beau à Vienne ? », ne voulant pas l'ennuyer avec des choses si banales comparées à ce qu'il vivait.

Ça faisait un mois qu'ils voyageaient à travers le monde, un mois qui m'avait paru durer un an. C'était bien la première fois que je ressentais ça : personne ne m'avait jamais manqué, hormis mes parents quand j'étais petite. Pourquoi tout revenait-il toujours au même point ?

* * *

Dans ma courte vie, j'avais réussi presque tout ce que je faisais. J'avais toujours eu d'excellentes notes, j'avais eu mon Bac Littéraire avec mention très bien, on pouvait même dire que j'étais plutôt intelligente. Le seul truc qui bloquait, c'était ma sociabilité. Je ne sais pas si les gens avaient peur de moi, mais dans le cas affirmatif, ça semblait être une raison suffisante pour que personne ne me parle.

Petite, je n'avais pas envie de jouer aux poupées Barbie, mais les garçons ne voulaient jamais m'accepter avec eux, parce que j'étais une fille.

Adolescente, je n'avais d'atomes crochus avec personne. Au collège, les seules choses qui m'importaient étaient les cours, et chez moi, après avoir discuté de la couche d'ozone ou des ours polaires avec mes parents, je m'enfermais dans ma chambre pour écouter du rock. Une fille qui restait toujours seule, le nez dans un bouquin, qui écoutait « de la musique de sauvages » et qui par-dessus le marché, avait dix-huit de moyenne, était incontestablement bizarre.

C'est avec mon étiquette « fille bizarre » collée sur le front que je suis arrivée au lycée. Là-bas, personne ne faisait attention à moi, ce qui m'arrangeait. Je pouvais aller et venir, transparente, sans être pointée du doigt. Libre.

C'était ce que j'aimais bien, en Allemagne. Personne ne me connaissait, personne ne me jugeait et personne ne me collait d'étiquette « bizarre » sur le front. J'avais même l'impression qu'on m'acceptait comme j'étais. Un sourire était souvent accroché à mes lèvres, et j'avais des amis. Des amis, c'était quelque chose que je n'avais jamais eu auparavant. Ce sentiment de pouvoir compter sur quelqu'un, autre que mes parents, était assez étrange, mais tellement agréable.

* * *

Le roucoulement d'un pigeon me tira brusquement de mes pensées. Je m'étais assoupie, et voyant que la nuit tombait, j'en déduisis que j'avais dormi au moins trois heures. Les garçons devaient être en train de stresser juste avant de monter sur scène. En ce soir du onze octobre, je me relevai, grelottante, et rentrai chez moi d'un pas mal assuré.

_________________
« I am beautiful no matter what they say
Words can't bring me down »
♥️
Revenir en haut Aller en bas
http://youtube.com/user/camiemusic
Camie.
Modo & Team Bill

avatar

Féminin Age : 24
Inscription : 26/10/2009
Messages : 1656

MessageSujet: Re: [EC] Die Engel unserer Herzen   Lun 26 Avr - 19:41

Neuntes Kapitel


Emma


Je me frottai les yeux, encore engourdie de sommeil, et me traînai jusqu'à la porte, que j'ouvris en baillant.

- Coucou ! Sympa ton mini-short ! s'écria April en ouvrant grand les bras.
- Mouiff'... Que me vaut l'honneur de ta visite extra-matinale ? grommelai-je, encore endormie.
- Pas grand chose en fait, mais comme c'est les vacances, je suis passée te voir. Et bien sûr j'ai pensé au petit déjeuner !

Elle me montra deux immenses sacs en papier de chez Starbucks, qu'elle posa sur la table de la cuisine tout en enlevant son manteau. Nous nous assîmes et je calai mon dos contre la fenêtre. April sortit deux cappuccinos et m'en donna un, puis s'assit en face de moi. Elle me fixa bizarrement pendant quelques secondes, et, brisant le silence, me demanda :

- Qu'est-ce qui ne va pas ?
- Rien, répliquai-je en me replongeant dans ma tasse.
- C'est cela, oui, et moi je suis la Reine d'Angleterre. Tu as raté ta carrière d'actrice, Em'.
- Sans blague, dis-je ironiquement.
- Allez, raconte.
- J'ai rien à te raconter.

Je m'en voulus aussitôt d'avoir été aussi méchante. Mes yeux commencèrent à me piquer.

- Je suis vide, ajoutai-je en reniflant.

April se leva, et s'asseyant à côté de moi, me prit dans ses bras. Je posai ma tête sur son épaule et me mis à sangloter, n'en pouvant plus de tout garder à l'intérieur. Entre deux larmes, j'essayai de lui raconter ce que j'avais sur le cœur, mais c'était difficile à expliquer. Je ne comprenais pas du tout ce qui se passait, ce que je ressentais était totalement inconnu.

- Je vois ce que c'est, me chuchota-t-elle quand j'eus fini de parler.

Je la regardai, les yeux rouges, et lui demandai ce qu'elle attendait pour me le dire.

- Emma, t'es amoureuse de Bill...


Tom


Ça faisait trois fois que je frappais à la porte, sans avoir de réponse. J'appuyai sur la clenche et me faufilai dans la chambre que nous partagions tous les quatre, dans le Tourbus. Il était allongé sur son lit, les yeux écarquillés, fixant le plafond et les mains croisés sur son ventre. Son teint, qui était naturellement pâle, tournait au cadavérique. Il commençait presque à m'inquiéter.

- Bill... dis-je doucement, tu viens ? On doit répéter.

Il ne répondit pas et ferma les yeux, ce qui lui donnait un air de momie.

- T'as faim ? Il y a de la pizza si tu veux...
- J'ai pas faim.

Entretenir une conversation avec lui devenait presque impossible. Et ça me faisait mal.

- Bon, d'accord. Je pars... dis-je tristement en baissant la tête, ne pouvant rien faire d'autre.


Bill



« Non, reste... »

J'avais dit ça sans réfléchir. Tom, mon jumeau, ma moitié... c'était la seul personne dont le malheur pouvait être plus important que le mien. Être égoïste, ça ne me gênait pas, à part quand je sentais mon frère blessé. Et là, c'était le cas.

Je me souvenais de quand nous étions petits, et que nous nous battions à coups de poêle. Une demie-heure après, nous avions chacun un œil au beurre noir mais nous étions réconciliés. Les jumeaux Kaulitz, inséparables, toujours en train de chercher quelle bêtise faire...

Je remballai ma fierté et rappelai mon frère, lui demandant de s'asseoir à côté de moi. Je me recroquevillai au fond de ma couchette et Tom manqua s'assommer en se prenant les pieds dans une de mes innombrables valises.

- Tu es enfin décidé à parler ? me demanda-t-il. Eh, j'vais pas te bouffer, tu sais. Pas obligé de mettre à quinze mètres.

Je me rapprochai de lui et retrouvant son instinct de grand-frère, il me prit dans ses bras. En tant que petit-frère, je posai ma tête sur son épaule, et, la gorge nouée, je réussis à articuler un petit « désolé ».

- Tu sais que tu peux tout me dire, Minimoy.

Je respirai un grand coup avant de me lancer.

- Il pleut. J'arrive pas à sourire. J'arrive pas à rigoler. J'ai pas faim. J'ai mal à la tête à force de chialer comme une fille. J'ai les yeux rouges et c'est moche. Je veux chanter. Je veux être dans la salle avec mes fans, maintenant tout de suite là. Non, je veux être à Hambourg. Je veux voir Emma. Je sais pas ce que je veux, en fait. Je me comprend pas. J'parie que tu me comprend pas non plus, débitai-je tristement.

Ce long discours ayant mis les mots sur ce que je n'arrivais pas à m'avouer, j'étais encore plus déprimé. Je sentis mes yeux s'humidifier et Tom resserra son étreinte fraternelle.

- Si, Bill. Moi j'ai compris.
- Qu... quoi ? demandai-je.
- T'es amoureux d'Emma, espèce d'andouille.

J'ouvris grand les yeux et regardai celui qui venait de prononcer cette phrase, mon grand frère, celui qui me comprenait et me comprendrait toujours. Celui que j'entendais quand il criait silencieusement. Celui que seule la Mort pouvait m'arracher. Seule la Mort aurait put nous séparer, je le savais.

- Tu viens ? On va répéter pour être au top ce soir ! fis-je en essuyant mes yeux humides et en agrippant le bras de Tom pour le tirer.

Il ouvrit de grands yeux.

- Le dix-sept octobre restera dans les mémoires ! criai-je en sautant en l'air.

Un peu étonné, il resta sur place tandis que je courais hors de la chambre. Une fois dans le couloir et voyant qu'il n'avait toujours pas bougé, je passai la tête dans l'entrebâillement de la porte.

- Et le dernier arrivé n'aura pas de pizza ! ajoutai-je avec un sourire jusqu'aux oreilles.

C'est fou comme une phrase peut changer votre journée
, pensai-je. Et c'est encore plus fou comme une personne peut changer votre vie.


(C'est un tout petit peu mon chapitre préféré, je crois I love you)

_________________
« I am beautiful no matter what they say
Words can't bring me down »
♥️
Revenir en haut Aller en bas
http://youtube.com/user/camiemusic
Camie.
Modo & Team Bill

avatar

Féminin Age : 24
Inscription : 26/10/2009
Messages : 1656

MessageSujet: Re: [EC] Die Engel unserer Herzen   Ven 27 Aoû - 21:22

Zehntes Kapitel


Bill

Après deux formidables jours passés chez nos parents, nous rentrions à Hambourg. J'étais à la fois heureux et triste. Nous avions à peine eu le temps de voir nos proches que nous devions déjà repartir. Mine de rien, mes parents et Andreas m'avaient énormément manqué, mais nous n'avions malheureusement pas pu rester très longtemps. D'un autre côté, en rentrant à Hambourg, j'allais pouvoir revoir Emma, ce qui me donnait envie de m'évanouir rien que d'y penser.

- Ça y est, il recommence à sourire comme un con, fit remarquer Tom à Gustav.
- Normal, il doit penser à sa chérie d'amour, répliqua Georg.
- C'est pas vrai ! C'est n'importe quoi ! dis-je en tournant vivement la tête.
- Mais bien sûr, on te croit, répondirent-ils en chœur.

Je me retournai et posai le front contre le petit hublot par lequel je voyais la ville se rapprocher. Tom s'endormit, essayant sûrement d'oublier qu'il était dans un énorme bidule volant dans les airs, bien loin de la terre ferme. Quelques minutes plus tard, je m'assoupis à mon tour, la tête de mon jumeau reposant sur mon épaule.

« Nous allons bientôt atterrir à Hambourg, veuillez boucler vos ceintures de sécurité. Nous sommes le mercredi trois décembre et il est quinze heures trente et une. La température extérieure est de moins sept degrés et il neige. Merci d'avoir choisi... »

Tout à coup, Tom sursauta, manquant de me causer une crise cardiaque, et commença à agripper mon bras en me l'arrachant presque.

- On atterrit ? On atterrit ? répéta-t-il en s'agitant.
- Oui, on atterrit. Ne t'inquiète pas, ça va aller, comme toujours.

Je lui pris la main et souris légèrement lorsque je le sentis la serrer de toutes ses forces. J'attachai ma ceinture d'une seule main, l'autre poulpe ne voulant pas lâcher l'autre. L'avion commença à tanguer, et Tom à m'enfoncer ses ongles dans la peau. Le bruit de l'atterrissage était infernal, et nous fûmes secoués comme si nous étions dans un mixer géant. L'avion sursauta dans tous les sens, puis finit par atterrir doucement. Aïe, mes pauvres fesses, pensai-je. Tom lâcha enfin ma main et après avoir enfilé ma veste et pris mon sac, je suivis les autres jusqu'à la sortie.

* * *

J'attendais ma troisième valise, qui tardait à arriver sur le tapis roulant, tandis que les autres s'impatientaient.

- Elle est comme Georg : toujours en retard, plaisantai-je pour faire passer le temps.

Nous n'avions pas eu besoin de beaucoup nous camoufler, l'aéroport était bondé. Personne ne faisait attention à nous. La voie était libre pour se balader tranquillement. Un groupe de filles nous observait depuis un moment, et je priai pour qu'elles ne se mettent pas à hurler comme des folles. Heureusement, elles se contentèrent d'approcher timidement et de nous demander des autographes. Après avoir signé, elles nous donnèrent un paquet et nous prîmes quelques photos. Elles repartirent, toute souriantes, et ma valise arriva. Je la chargeai sur un chariot, avec ses deux autres camarades, et les gars se réjouirent de pouvoir enfin y aller. Nous avions fait à peine quelques mètres que Tom laissa son chariot et courut aux toilettes. D'accord, et c'est moi qu'on attendait, me dis-je en soupirant.

- J'vais marcher un peu en attendant que Tom revienne, lançai-je en laissant à mon tour mon chariot.

Omniscient

Elle courait presque, se faufilant à travers la foule, lorsqu'elle percuta quelqu'un de plein fouet.

- Excusez-moi, firent deux voix en chœur.

Les deux personnes levèrent les yeux au même moment, et la lueur qui brillait dans leur regard aurait suffit à éclairer la Terre entière une nuit sans lune. Leur sourire aurait pu éclairer toute la galaxie.

Quatre-vingt neuf jours qu'il ne l'avait pas vue, quatre-vingt neuf jours qu'il pensait à elle et voulait la tenir tout contre lui. Quatre-vingt neuf jours qu'elle voulait le voir, le sentir à ses côtés. Quatre-vingt neuf jours qu'il lui manquait à l'en rendre folle. Quatre-vingt neuf jours, c'était énorme.

Il ne savait pas quoi faire. Et si pour elle, il n'était qu'un simple ami ? C'était plus que probable. Elle aussi s'interrogeait, elle aussi était dans le doute. La timidité et l'incertitude étaient tellement forts... Mais pas aussi fort que l'amour.

Prenant ses mains dans les siennes, Emma se hissa sur la pointe des pieds et posa délicatement ses lèvres sur celles de Bill. Il la prit dans ses bras, et elle enfouit sa tête dans son cou, tous les malheurs du monde s'envolant. Comme s'ils étaient dans une bulle, et que le reste du monde avait disparu. La magie de l'amour...

- Tu sais quoi ? demanda-t-elle doucement.
- Non, mais je vais bientôt savoir.
- Tu m'as trop manqué...

Lorsque Bill tourna la tête, il remarqua ses trois amis, au loin, qui soupiraient en chœur en se tenant les mains et en papillonnant des yeux.

- Eux, ils ne perdent rien pour attendre, marmonna-t-il.

Mais malgré les moqueries de ses potes, plus rien ne pouvait l'atteindre. Son cœur était gonflé d'un sentiment de bonheur d'indescriptible.

Emma

Il était de nouveau là. Enfin. Mon cœur n'arrêtait pas de faire des bonds.


_________________
« I am beautiful no matter what they say
Words can't bring me down »
♥️
Revenir en haut Aller en bas
http://youtube.com/user/camiemusic
Alex
Team Tom
avatar

Féminin Age : 23
Inscription : 06/04/2010
Messages : 70

MessageSujet: Re: [EC] Die Engel unserer Herzen   Sam 5 Fév - 10:44

Mon dieu je suis fane de ta fiction je l'ai lue entiere x) je crois que j'ai pas decrocher et j'ai rien entendu de ce qu'on me disais aussi .
J'adore <3
Revenir en haut Aller en bas
http://Grauer-Alltag.skyrock.com
Prinzess Sélénia
Willkommen im ATH
avatar

Féminin Age : 54
Localisation : dans le jacuzzi de la suite 483 avec bill dans mes bras
Inscription : 03/05/2011
Messages : 7

MessageSujet: Re: [EC] Die Engel unserer Herzen   Mar 21 Fév - 13:58

tu ne postes plus sur cette fic ??
j'adore
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [EC] Die Engel unserer Herzen   

Revenir en haut Aller en bas
 
[EC] Die Engel unserer Herzen
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Le dernier Rammstein
» Mick Taylor
» épicéa oui mais lequel
» Le son de Derek Trucks
» Kind unserer zeit

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Avenue Tokio Hotel :: » AVENUE DU RÊVE. :: Fanfictions En Cours. :: Fan Fictions Traditionnelles.-
Sauter vers: